Choisir le bon Statut Professeur Particulier est l’étape décisive pour votre rentabilité.
On l’a vu : une simulation simple prouve que, mathématiquement, être déclaré avec le « super-pouvoir » du Service à la Personne (SAP) vous fait gagner +30% tout en faisant économiser de l’argent à vos clients.
(Si vous n’avez pas lu la démonstration chiffrée, cliquez ici pour voir la simulation !)
La question logique qui vient juste après est : « OK, super. Mais concrètement, je fais comment ? Je prends quel véhicule pour activer ce super-pouvoir ? »
Et c’est là que 90% des gens bloquent.
On commence à entendre des mots qui font peur : « statut », « juridique », « entreprise », « CESU », « URSSAF »… C’est le début de la phobie administrative. On a l’impression de rentrer dans un labyrinthe.
Mon but aujourd’hui est simple : vous donner le plan le plus clair possible.
En réalité, il n’y a que 3 « véhicules » principaux pour définir votre statut professeur particulier. Deux sont des impasses, et un seul est le choix parfait pour ce qu’on veut faire.
Oubliez le jargon juridique. Utilisons les analogies des véhicules à la place.
Quel Statut Professeur Particulier choisir ? (L’Analogie)
1. Le Salariat (Acadomia, Complétude…) : Le Bus de Ville 🚌
Simple, non ? Vous montez dans le bus. On vous dit où vous asseoir (quel élève prendre), à quelle heure (les horaires) et à quel prix. Vous n’êtes pas le chauffeur.
- Le « pour » : Zéro paperasse. Ils trouvent (parfois) les clients pour vous.
- Le « contre » : Vous n’êtes pas libre. Et surtout, l’entreprise prend la moitié du ticket ! (Ils facturent le client 40€ et vous en reversent 20€).
C’est pratique pour un job étudiant de dépannage, mais ce n’est pas votre entreprise.
2. Le CESU « Particulier Employeur » : La Voiture Sans Permis 🚗
Ça, c’est la fausse bonne idée la plus répandue. Sur le papier, ça a l’air génial. Pas besoin de « permis » (pas d’entreprise à créer). Ça dépanne.
MAIS (et c’est un énorme « mais ») : Ce n’est pas votre voiture. C’est celle de votre client.
Quand vous êtes payé en CESU « classique », vous n’êtes pas un entrepreneur. Vous êtes un employé de maison du client.
- Le « contre » n°1 : C’est le client qui doit faire TOUTE la paperasse. C’est lui votre employeur. Il doit vous déclarer, éditer une sorte de fiche de paie… 99% des clients détestent ça.
- Le « contre » n°2 (Le plus grave) : Ce statut n’est PAS compatible avec l’Avance Immédiate que je vous ai vendue dans l’article précédent. Vous ne pouvez pas être prestataire (envoyer une facture) et employé en même temps.
C’est une impasse totale pour notre objectif de rentabilité.
3. La Micro-Entreprise : Le SUV (Simple et Polyvalent) 🚙
C’est le meilleur statut professeur particulier possible. Là, on parle. C’est votre véhicule. C’est vous qui conduisez.
- Le « pour » n°1 : Vous êtes le patron. Vous fixez vos tarifs, vos horaires, vos règles.
- Le « pour » n°2 : La compta est facile. En gros : vous déclarez ce que vous gagnez, vous payez un petit pourcentage (environ 21% pour le SAP), et c’est TOUT.
- Le « pour » n°3 (La clé) : C’est le seul véhicule qui possède l’attache-remorque spéciale pour « clipser » le Service à la Personne (SAP) et activer le crédit d’impôt.
Pourquoi le CESU est une Fausse Bonne Idée (Le Résumé)
Je veux être sûr que ce point est limpide. Il existe deux types de CESU :
- ❌ CESU « Particulier Employeur » : Le client est votre patron. C’est un enfer administratif pour lui. C’est NON.
- ✅ CESU « Prestataire » : C’est VOUS le patron. Vous envoyez une facture. Le client vous paie le total, et grâce à votre statut, il active son crédit d’impôt. C’est OUI.
Et devinez quoi ? Pour être « Prestataire CESU », il vous faut une … Micro-Entreprise (Site Officiel URSSAF)!
Pourquoi la Micro-Entreprise est la Fondation de votre Liberté
Oubliez « l’entreprise » au sens classique. La Micro-Entreprise a été pensée pour les indépendants solos.
- Les Plafonds : Vous pouvez gagner jusqu’à 77 700€ par an avec ce statut. On a de la marge.
- L’ACRE : C’est un « bonus de démarrage ». La première année, vous payez deux fois moins de cotisations sociales (environ 11%). L’État vous aide à démarrer.
- La Simplicité : Pas de TVA à gérer (en dessous de 36 800€), pas de bilan comptable.
C’est le seul statut qui coche toutes les cases : Simple + Professionnel + Compatible SAP.
🔥 L’Étape Suivante : Vérifier votre rentabilité réelle
Vous avez choisi le SUV (la Micro-Entreprise) ? Parfait.
Maintenant, avant de foncer pour créer votre statut, vérifiez votre rentabilité réelle.
Beaucoup d’étudiants se lancent et se rendent compte trop tard qu’ils perdent de l’argent à cause des trajets. J’ai créé un outil pour vérifier si votre « Véhicule » va vraiment vous rapporter de l’argent.